Après avoir électrisé les villes, Mama Shelter chausse ses moonboots et file à Val Thorens. Dès 2027, la marque lifestyle du groupe Accor dévoilera son premier resort alpin en format tout compris, transposant son esprit festif et accessible au pied des pistes des 3 Vallées. Séjours prolongés, 148 chambres et vibes de lieu de vie: l’hôtel promet une expérience de destination à prix compétitifs pour la montagne.
Mama Shelter troque ses sneakers urbaines pour des après-skis: la marque s’apprête à ouvrir, d’ici fin 2027, son premier hôtel de montagne à Val Thorens, en mode tout compris. Au programme: un vrai resort pour des séjours de 4 à 6 nuits, un design coloré signé maison, une panoplie d’activités (piscine, spa, cinéma, karaoké, clubs enfants) et une promesse clef: conserver l’ADN festif, accessible et malin qui a fait son succès en ville, tout en maîtrisant le budget des vacances au sommet des 3 Vallées.
Née en 2008 et aujourd’hui adossée au groupe Accor, la marque lifestyle accélère: elle prévoit de doubler son parc d’hôtels d’ici 2029 et signe un «double salto» avec un premier pied en altitude et l’introduction d’une formule all inclusive. Fini les haltes express typiques de la ville: cap sur l’art du séjour prolongé, avec autant d’énergie festive que de confort malin. L’objectif? Devenir un hôtel de destination où l’on vient pour la glisse, bien sûr, mais aussi pour l’ambiance, la table et les expériences.
Cette évolution colle à une tendance lourde du voyage: le «tout compris» permet de maîtriser son budget tout en se ménageant des plaisirs sans calculer. Il a fait ses preuves sous les tropiques – on pense à l’attrait durable de la République dominicaine et ses clubs all inclusive – et gagne désormais la montagne, où les prix grimpent parfois plus vite que les télécabines.
Mama Shelter se lance dans l’hôtellerie de montagne : un établissement tout compris dans une station de ski — pourquoi maintenant ?
Entre l’envie d’expériences et la nécessité de garder la main sur les dépenses, l’hôtellerie réinvente les codes. Des acteurs internationaux avancent sur cette ligne, à l’image de certaines enseignes qui pensent le voyage comme une parenthèse de sens et de repos, dans l’esprit de ce voyage réinventé. La France elle-même s’apprête à accueillir une nouvelle vague d’adresses qui veulent bousculer les usages, comme le montre ce panorama des ouvertures hôtelières à venir. Dans ce contexte, l’arrivée de Mama Shelter en station coche toutes les cases du moment: de l’abordabilité assumée, du ludique à haute dose et un forfait clair qui enlève une bonne partie des surprises.
Mama Shelter se lance dans l’hôtellerie de montagne : un établissement tout compris dans une station de ski — cap sur Val Thorens
Pour sa première incursion alpine, la marque choisit Val Thorens, plus haute station d’Europe, perchée à environ 2300 mètres et au cœur du massif XXL des 3 Vallées. L’établissement, en chantier sur le plateau du Cairn à l’entrée de la station, alignera près de 150 chambres pour environ 350 lits, à deux pas des pistes. Le ruban est attendu pour l’automne 2027, dans une destination où le taux d’occupation hivernal tutoie les sommets.
La marque reste fidèle à son mode opératoire: elle conçoit l’ensemble en interne via le Mama Design Studio, pour signer un lieu coloré, joyeux, immédiatement reconnaissable. Et, comme en ville, l’ADN sera clair: mélanger locaux et voyageurs dans de grands espaces de vie, où l’on vient autant pour boire un cocktail que pour fêter un retour de pistes.
Un resort pensé pour des séjours de 4 à 6 nuits
Le format est celui d’un resort complet: offre tout compris modulable, restauration généreuse, activités à la pelle et services malins. Côté équipements, la liste a des airs de terrain de jeu: une piscine d’environ 100 m² avec couloir de nage, un spa et des cabines de massage, un cinéma, des salles de karaoké, un club de fitness, des kids & teens clubs, du stationnement, et de vastes espaces restauration prolongés par des terrasses panoramiques tournées vers la vallée des Belleville.
La montagne, c’est aussi la logistique: forfaits et cours de ski proposés sur place, ski-room pensé pour la glisse et convertible l’été afin d’accueillir VTT et randonneurs. L’idée est simple: faire gagner du temps aux hôtes, pour qu’ils consacrent leurs journées à tracer de belles courbes — ou à prolonger les sensations fortes façon montagnes russes, comme le rappelle ce clin d’œil aux amateurs d’adrénaline à découvrir ici.
L’esprit festif qui fait la différence
En ville, les Mama ont bâti une réputation d’hôtels-lieux de vie où le food & beverage pèse lourd dans la balance. En altitude, la recette s’adapte sans perdre son peps: un lobby vivant, des tables conviviales, une programmation qui donne envie de sortir de sa chambre (volontairement compacte et design, fidèle à l’ADN) et des espaces pensés pour que la fête et la détente cohabitent sans fausse note. Ici, on vient pour skier, mais on revient pour l’ambiance.
Mama Shelter se lance dans l’hôtellerie de montagne : un établissement tout compris dans une station de ski — un pari économique et territorial
Le projet s’inscrit dans un grand mouvement d’aménagement à Val Thorens, avec de nouveaux lits touristiques qui s’ajoutent à l’offre existante. Les murs restent la propriété de partenaires aguerris de la montagne, pendant que Mama Shelter opère le lieu dans son style si particulier. Les acteurs locaux saluent une proposition complémentaire, plus accessible que nombre d’adresses ultra haut de gamme, capable d’attirer une clientèle nouvelle sans dénaturer l’esprit convivial de la station.
Économiquement, la copie paraît solide: l’hiver assure des remplissages élevés, tandis que l’enjeu se joue désormais sur l’été. Ouvrir quand la station ronronne? C’est justement l’ambition affichée: activer la saison verte en multipliant randonnées, vélo, bien-être et gastronomie, pour faire de la montagne un terrain d’évasion quatre saisons.
Et l’été alors ?
Si les sommets sont magiques sous la neige, ils regorgent d’idées quand elle fond: itinéraires VTT, lacs, spas, yoga en altitude… Les études le montrent, la montagne d’été séduit dès lors qu’elle raconte une histoire de nature, de bien-être et de simplicité. À ce titre, les clefs révélées par cette enquête sur le tourisme en Auvergne valent pour toutes les altitudes: casser les clichés, valoriser les grands espaces, et proposer des expériences accessibles. Entre un apéro en terrasse face aux cimes et une session spa, on tient une belle partition estivale.
Mama Shelter se lance dans l’hôtellerie de montagne : un établissement tout compris dans une station de ski — Marrakech en ligne de mire
La formule all inclusive ne s’arrêtera pas aux cimes: la marque prévoit de l’expérimenter quasi en parallèle dans un nouvel établissement à Marrakech, programmé lui aussi pour 2027. Deux terrains de jeu, deux climats, une même promesse: simplifier le séjour et maximiser les plaisirs. Les apprentissages de l’un irrigueront l’autre, avec une vocation commune: faire de l’hôtel un point de chute où l’on se sent chez soi, sans renoncer au style.
Une tendance de fond confirmée
Les experts du secteur le martèlent: l’all inclusive n’est plus un effet de mode, mais un mouvement durable, poussé par des voyageurs en quête de contrôle et d’expériences. Les prochaines années s’annoncent riches en ouvertures et en concepts qui bousculent les lignes, comme le confirme ce tour d’horizon des nouveaux hôtels attendus en France. En montagne, où le nombre de skieurs peut fluctuer, le fait de proposer un écosystème d’activités et de services a tout son sens.
Mama Shelter se lance dans l’hôtellerie de montagne : un établissement tout compris dans une station de ski — mode d’emploi pour les futurs hôtes
À quoi s’attendre en réservant? À un tarif clair qui englobe l’essentiel, à une grande latitude pour composer son séjour (d’un brunch tardif à une session karaoké nocturne), et à une équipe qui «joue collectif» avec la destination: forfaits et cours simplifiés, activités clés en main, bons plans locaux. Pour ceux qui aiment que les vacances racontent quelque chose, on s’inspirera volontiers de cette vision du voyage qui a du sens… avant de filer tailler une dernière trace au coucher du soleil.