Imaginez des eaux turquoise à perte de vue, des plages de galets ou de sable blanc désertes, des montagnes plongeant dans la mer, et des villages perchés sur les hauteurs où le soleil ne semble jamais s’arrêter de briller. Pourtant, inutile de traverser la Méditerranée entière ou de courir la Grèce : cette carte postale inattendue, c’est celle de l’Albanie ! Sa Riviera, étendue secrète de l’Adriatique, demeure un paradis méconnu, où chaque crique cache une histoire, chaque route offre un panorama saisissant et où l’été paraît infini. Préparez vos lunettes de soleil et laissez-vous entraîner le long de cette côte qui n’attend que d’être découverte.
Avec ses eaux turquoise, des plages de rêve, des villages perchés sur les falaises et une ambiance solaire à souhait, la côte sud-ouest de l’Albanie s’impose comme la perle cachée de l’Adriatique. Cet article vous embarque en été sur la Riviera albanaise, un littoral unique mêlant criques secrètes, cités antiques, mer étincelante et montagnes majestueuses. De Llogara à Saranda, préparez-vous à explorer les trésors de la côte, profiter des meilleures plages, visiter des sites mythiques et dénicher des adresses parfaites pour séjourner. Dépaysement et surprise garantis !
À la découverte des plages de l’Albanie en été : direction la Riviera, trésor caché de l’Adriatique
L’Albanie : entre mer, histoire et mystères méditerranéens
Soyons honnêtes, l’Albanie évoque davantage bunkers insolites, vieilles Mercedes et souvenirs communistes qu’un paradis balnéaire. Pourtant, l’Albanie cultive depuis 2000 ans son identité, mêlant influences grecques, romaines et ottomanes. Au nord, on foule des montagnes impressionnantes ; au centre, on flâne parmi bases ottomanes et villes historiques ; à l’ouest, Tirana bouillonne d’énergie ; mais c’est la côte sud, et tout spécialement la Riviera albanaise, qui attire les afficionados de plages chics et d’aventures souterraines.
Le col de Llogara : Porte d’entrée sur des panoramas renversants
Oubliez les sentiers battus… ici, tout commence avec la route SH8 et le col de Llogara ! Ce passage mythique (1043 m d’altitude) ne laisse personne indifférent : chaque virage dévoile la mer Ionienne dans toute sa splendeur, baies turquoise et villages suspendus inclus. L’endroit est préservé, traversé par des daims, chamois et aigles royaux. Les gourmands profiteront des restaurants du parc national de Llogara, parfait pour une pause fraîcheur avant la chaleur de la côte.
Dhërmi : la « perle » en bord de mer
Bienvenue à Dhërmi, station balnéaire vedette du sud-ouest albanais ! Ici, plages longues de galets polis, bars presque les pieds dans l’eau et ruelles ancestrales séduisent les voyageurs. Le spot est populaire, mais si vous cherchez la tranquillité, marchez un peu vers le sud : quelques minutes suffisent pour tomber sur des étendues désertes dignes des plus beaux tableaux. Le village haut perché, aux vieilles pierres et ruelles tortueuses, cache pas moins de 30 églises orthodoxes, dont le célèbre monastère de la Panagia. Pour ceux qui préfèrent rester côté plage, Drymades et Palasa promettent baignade dans des eaux cristallines.
Canyon de Gjipe : quand la plage flirte avec l’aventure
Si pour vous, vacances riment avec discrétion et exploration, foncez à la plage de Gjipe. On y accède après 25 minutes de marche, à travers un canyon monumental qui débouche sur 400 mètres de galets blancs et une eau limpide. Ici, pas de fiesta tapageuse : juste la nature, le clapotis tranquille et un petit bar. Pour les explorateurs, partez en randonnée dans le canyon, où la végétation rivalise de fantaisie. Sur la route, ne manquez pas le monastère Saint-Théodore, fantomatique et chargé d’histoire.
Himarë : ambiance grecque et plages sublimes
Direction Himarë, enclave « grecque » en Albanie : drapeaux tricolores, plaques gravées « GR » et bars célébrant les clubs d’Athènes. Cet esprit hellénique n’est pas nouveau : la ville, peuplée par des Grecs depuis l’Antiquité, en a fait sa marque de fabrique. Himarë, c’est une succession de plages aux personnalités bien trempées : sandales sur le sable à Spile, plongée à Llamani, farniente à Potami, explorations à Filikuri (réservée aux naturistes aventuriers !) ou escapade nature au-dessus de Livadhi et à l’Akarium. En prime, la vieille ville fortifiée, perchée à 180 m au-dessus de la mer, offre un panorama époustouflant sur la baie… et l’île de Corfou.
Porto Palermo et Qeparo : authenticité et patrimoine
À Porto Palermo, pas âme qui vive officiellement, juste une magnifique baie ourlée comme un atoll, une forteresse digne des contes d’Ali Pacha et des eaux translucides. L’ambiance est douce, authentique, loin du tumulte. Ceux qui veulent pousser plus loin leur exploration peuvent prendre la route héroïque vers Qeparo, village perché où le temps semble s’être arrêté. Entre maisons à tuiles romaines, ruelles et vue imprenable sur la mer depuis 300 mètres d’altitude, Qeparo incarne l’Albanie version « carte postale secrète ».
Saranda : station balnéaire et porte d’entrée vers l’inattendu
Saranda, c’est la capitale touristique du sud. Mais ne vous arrêtez pas aux immeubles modernes et à la plage bétonnée… Le vrai spectacle débute dans les environs. Offrez-vous un bain de couleur à la source de l’œil bleu, un site naturel fabuleux : l’eau y surgit d’un abysse aux reflets verts et bleus électriques.
Ensuite, prenez la route vers le monastère Saint-Nicolas de Mesopotam ou grimpez jusqu’au château de Lëküres, qui veille sur la région. Petit conseil : pour la baignade, mettez le cap à 15 km au sud, sur les plages féériques de Ksamil.
Butrint : immersion dans la légende et l’archéologie
Un séjour sur la Riviera ne serait pas complet sans une virée à Butrint. Ce site archéologique, classé à l’Unesco, est un voyage dans le temps exceptionnel. Théâtres, ruines grecques et romaines, bains antiques et fortifications jalonnent un paysage digne d’un décor de film. L’amphithéâtre de Butrint est sûrement le plus impressionnant, mais on peut aussi y contempler le sanctuaire d’Asclépios, des mosaïques et le fameux palais du Triconque. Amateurs d’histoires, jetez un œil sur ce guide des trésors albanais pour nourrir votre envie d’exploration.
Gjirokastra : charme ottoman et ambiance intemporelle
Envie de sortir du sable ? Direction Gjirokastra, la plus belle cité ottomane d’Albanie. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle déploie ses maisons blanches en tourelles, rues pavées, marchés animés et forteresse impressionnante. On y visite des maisons historiques, dont celle de l’écrivain Ismail Kadare, et la citadelle massive où rôdent de doux fantômes byzantins. Grimpez jusqu’aux remparts pour dominer le paysage et, si l’inspiration vous vient, faites une halte dans l’une des adresses typiques chaleureuses de la vieille ville.
Infos pratiques : préparer son voyage sur la Riviera albanaise
Quand partir ?
Privilégiez avril, mai, juin, septembre ou octobre : mers chaudes, soleil présent, peu de foules, tout est réuni pour savourer chaque plage en toute tranquillité. Notez qu’en juillet et août, la foule bat son plein et certaines plages deviennent aussi prisées que la Riviera italienne accessible en train touristique !
Comment s’y rendre et se déplacer ?
Depuis Paris, deux options : avion vers Tirana, puis location de voiture (attention aux routes façon montagnes russes) ; ou, pourquoi pas, passer par Corfou – on saute sur un ferry régulier pour Saranda et départ à la découverte. La côte est traversée par la nationale SH8, mais prudence, la conduite locale a parfois un goût d’improvisation. En bus aussi, il est possible d’avancer, même si les minibus privés règnent en maître sur la côte.
Adresses et expériences à ne pas manquer
Séjourner dans un bungalow au Llogara Tourist Village, dormir au sommet dans une maison historique à Qeparo, s’installer face à la baie à Saranda ou savourer un dîner sur la terrasse d’Himarë. Chaque adresse offre son lot d’expériences, entre authenticité et vue spectaculaire.
Et pour pimenter l’été, jetez un œil aux autres joyaux balnéaires méditerranéens : pourquoi ne pas comparer la Riviera albanaise à celle d’Égypte le temps d’un snorkeling ou dénicher la roseraie la plus secrète de Paris entre deux escapades ?