Le Prix Earthshot met le cap sur le Brésil, où le Prince William présidera une cérémonie décisive.
Au Musée de Demain de Rio de Janeiro, le 5 novembre, l’édition inaugure l’Amérique latine avant la COP.
Cinq projets recevront £1m chacun pour leurs innovations environnementales, choisis parmi des finalistes mondiaux reflétant des solutions éprouvées et scalables.
Barbados vise 2030 sans fossiles, Guangzhou électrifie ses transports, Sydney réinvente un gratte-ciel upcyclé, tandis que Matter combat les microplastiques.
Le jury réunit Prince William et le Earthshot Prize Council, avec Cate Blanchett et la reine Rania, catalysant une coalition.
Face à l’échéance 2030, des solutions mesurables et un financement décisif s’agrègent autour de héros de notre temps.
Près de 2 500 candidatures issues de 72 pays convergent, signe d’une émulation planétaire et d’alliances technologiques puissantes.
| Faits saillants |
|---|
| Le Prince William se rendra à Rio de Janeiro pour la cérémonie du Prix Earthshot. |
| Première édition organisée en Amérique latine. |
| Date et lieu : 5 novembre, Musée de Demain. |
| Programme sur 10 ans, lancé il y a cinq ans. |
| Dotation : 1 M£ pour chacun des 5 projets lauréats. |
| Candidatures 2024 : près de 2 500 issues de 72 pays. |
| Jury : Prince William et le Conseil Earthshot (incluant Cate Blanchett et la Reine Rania). |
| Finalistes variés : de pays aux startups, large diversité de solutions. |
| Barbade distinguée pour son leadership climat : objectif zéro fossile d’ici 2030. |
| Guangzhou retenue en « Purifier notre air » pour l’électrification des transports publics. |
| Quay Quarter Tower (Sydney) : premier gratte-ciel entièrement upcyclé. |
| Matter (Bristol) : filtre de machine à laver contre les microplastiques. |
| Cap sur 2030 : année seuil pour évaluer l’action climatique. |
| Ambassadeurs 2024 : Billy Porter, Robert Irwin, Nomzamo Mbatha. |
| Calendrier aligné avec la COP à Belém, aux portes de l’Amazonie. |
| Impact : réseau inédit de philanthropes, d’entreprises et de dirigeants mobilisés autour d’un même objectif. |
Déplacement royal et portée stratégique
Le Prince William se rendra à Rio de Janeiro pour présider la cérémonie du Earthshot Prize. La ville accueillera l’événement au Musée de Demain le 5 novembre, marquant une première en Amérique latine. Le voyage s’inscrit dans une séquence internationale dense, à l’approche de la COP organisée à Belém, aux portes de l’Amazonie.
Le prince ancre ce prix au cœur de son agenda public, avec une énergie constante et méthodique. Son message fixe l’horizon de 2030 comme seuil d’évaluation des responsabilités collectives. Il appelle à soutenir les acteurs de terrain, jugés essentiels pour une planète viable dès maintenant.
Rio devient l’épicentre de l’innovation climatique.
Architecture du prix et gouvernance
Conçu sur une décennie, le Earthshot Prize distingue chaque année cinq projets d’innovation environnementale. Chaque lauréat reçoit une dotation d’un million de livres, catalysant preuves de concept et passage à l’échelle. Le dispositif ambitionne des résultats mesurables dans des délais resserrés.
Le jury associe le prince et le Earthshot Prize Council, qui réunit dirigeants, créatifs et décideurs publics. La présence de Cate Blanchett et de la reine Rania illustre cette coalition transversale. Les éditions précédentes se sont tenues à Boston, Singapour, Le Cap et Londres, structurant un réseau global.
Le cru de l’année recense près de 2 500 candidatures issues de 72 pays, signe d’une mobilisation accrue. La sélection finale met en exergue l’impact, la reproductibilité et la rigueur scientifique. La visibilité promise accélère partenariats, financements et adoption par les politiques publiques.
Finalistes 2024 : diversité géographique et technologique
Leadership insulaire et transition énergétique
Barbade illustre une conduite résolue vers une économie sans énergies fossiles d’ici 2030. La trajectoire associe cadres réglementaires clairs, investissements ciblés et inclusion des communautés. L’île projette un récit de résilience économique et de sobriété énergétique.
Métropole chinoise et qualité de l’air
Guangzhou figure dans la catégorie « Nettoyer notre air » avec l’électrification massive des transports publics. Les bus et flottes urbaines réduisent émissions et bruit, tout en améliorant la santé citadine. La démarche propose un modèle reproductible pour mégapoles confrontées au smog.
Architecture circulaire à Sydney
Le Quay Quarter Tower à Sydney incarne un gratte-ciel « upcyclé » plutôt que démoli. Une coalition d’architectes, d’ingénieurs et de promoteurs a réutilisé la structure existante. Le projet évite un pic d’émissions et de déchets, tout en requalifiant un patrimoine tertiaire.
Technologie britannique contre les microplastiques
Matter, basée à Bristol, propose un filtre pour machines à laver captant les microplastiques. La solution cible la principale source de fibres synthétiques arrivant jusqu’aux océans. Le fondateur compare l’obtention d’un Earthshot à une médaille olympique personnelle.
La filtration domestique peut changer l’échelle du problème.
Scène, partenaires et rayonnement
Le Musée de Demain offrira une scénographie consacrée aux trajectoires mesurables, plutôt qu’aux déclarations. La scène accueillera des ambassadrices et ambassadeurs issus de la culture et de la conservation. Des personnalités comme Billy Porter, Robert Irwin et Nomzamo Mbatha ont porté ce message en 2024.
La direction générale, confiée à Jason Knauf, consolide une alliance de mécènes et d’entreprises. Cette communauté appuie les finalistes par l’ingénierie, l’achat anticipé et l’implémentation. Les synergies contractuelles et techniques accélèrent l’impact mesuré sur le terrain.
La coalition élargit l’effet de levier des lauréats.
Calendrier, contexte brésilien et diplomatie climatique
Le calendrier brésilien favorise des annonces alignées avec les priorités amazoniennes. Les autorités locales valorisent des solutions transférables aux biomes tropicaux voisins. Rio agrège décideurs, scientifiques et investisseurs prêts à engager des capitaux patients.
La proximité de Belém et la tenue prochaine de la COP renforcent la dynamique. Les finalistes bénéficient d’une fenêtre diplomatique propice aux accords multipartites. L’effet d’entraînement s’observe déjà dans les engagements municipaux et régionaux.
Échos médiatiques et dimension familiale
La séquence royale alimente aussi les chroniques consacrées aux déplacements et aux protocoles. Certaines publications évoquent une coordination logistique avec la famille, entre agenda officiel et discrétion. Un article s’y intéresse sous l’angle lifestyle, accessible ici.
La communication du palais privilégie néanmoins les objectifs programmatiques et la continuité du prix. Les messages publics mettent l’accent sur l’échelle, la traçabilité et la performance. La narration familiale reste secondaire face aux impératifs climatiques et financiers.
Cap sur 2030 et responsabilité partagée
La demi-décennie écoulée resserre la cadence et clarifie l’horizon. Les innovations finalistes proposent des trajectoires concrètes, quantifiables et extensibles. L’enjeu réside maintenant dans l’industrialisation rapide et l’adoption par les collectivités.
Le prince rappelle que nos décisions actuelles structureront durablement la trajectoire planétaire. Les partenaires du Earthshot Prize se disent prêts à amplifier déploiements et financements. Les lauréats attendus à Rio incarneront cette exigence d’efficacité et de preuve.