Qui a dit que la parentalité rime avec fin des escapades ? Pour Nassim et Jihane, Marseillais aux revenus d’environ 5000 € mensuels, l’arrivée de leurs deux enfants a… multiplié les voyages. Grâce à des astuces budget bien rodées — réservations anticipées, street food, petits hôtels, et six heures de route jusqu’à Milan pour des billets d’avion imbattables — ils transforment les vacances scolaires en tour du monde, du Japon à la Jordanie, en privilégiant les souvenirs qui font briller les yeux des enfants.
Avec deux enfants, un revenu cumulé d’environ 5000 euros par mois et une irrépressible envie d’ailleurs, Nassim et Jihane voyagent… plus qu’avant. Leur secret ? Des astuces de routage (bonjour Milan), des réservations neuf mois à l’avance, des choix malins sur les vols et le logement, et l’art d’optimiser chaque vacances scolaires. Du Japon à la Thaïlande, ils prouvent qu’avec une stratégie bien huilée – location de voiture, street food, timing intelligent, monnaie favorable – une famille peut multiplier les escapades sans faire exploser le budget.
Nassim et Jihane : « Étonnamment, nos voyages ont triplé depuis l’arrivée de nos enfants avec nos 5000 euros mensuels »
À Marseille, Nassim, éducateur sportif, et Jihane, salariée d’une grande enseigne, ont fait un pacte : chaque période libre servira à partir. Résultat : depuis la pandémie, ils enchaînent 4 à 5 voyages par an, souvent d’une semaine pendant les vacances scolaires, et parfois de 2 à 3 semaines quand la destination le mérite. Leur objectif ? Offrir à Layâne (11 ans) et Loujayne (6 ans) ce qu’eux n’ont pas eu : la découverte du monde. Égypte, Indonésie, Jordanie… et ce rêve devenu rituelle obsession : le Japon.
Voyager plus avec un budget moyen : la méthode “équilibre malin”
Le couple gagne environ 2500 euros chacun par mois et est propriétaire de son appartement. Ils mettent de côté, mais surtout, ils optimisent. Plutôt que du “low cost” à tout prix, leurs vacances sont “bien pensées”. Un poste de dépense peut monter (un vol long-courrier, une activité marquante), pendant que le reste est calibré : hôtels simples, repas malins, réservations précoces, et parfois un aéroport plus éloigné pour payer moins cher.
Rouler six heures pour économiser des milliers d’euros
Habitant à dix minutes de l’aéroport de Marseille, ils choisissent pourtant souvent de décoller… de Milan-Malpensa. Pourquoi ? Parce que ce hub international brasse davantage de compagnies (dont des low cost) et affiche souvent des prix plus doux, surtout sur le long-courrier. Le différentiel est spectaculaire : Tokyo à 500 € le billet au départ de Milan contre 1200 € depuis Marseille, à dates comparables.
La route ? Environ six heures de voiture la veille, un hôtel d’aéroport autour de 70 €, l’essence à peu près au même niveau, les péages autour de 110 € et un parking à 5 € la journée. À quatre, le calcul reste imbattable. Autre bonus : le décalage des vacances scolaires italiennes par rapport aux françaises peut lisser la demande et donc les prix. Pour comparer facilement les aéroports, les calendriers et les connexions, Nassim s’aide d’outils pratiques comme cette boîte à outils de planification de voyage.
Réserver très tôt, voyager mieux
Le couple cale ses itinéraires près de neuf mois à l’avance. Avantage : des tarifs plus stables, plus de choix, des locations de voiture moins chères. En Asie, Nassim a souvent constaté que les prix sur place dépassent ceux annoncés en ligne ; anticiper lui permet de garder la main sur son budget. Leur mot d’ordre : la flexibilité. Un jour plus tôt, un aéroport différent, et la note peut fondre.
Économiser sur le vol et le lit, se lâcher sur les souvenirs
Leur credo : “on économise sur le logement et les vols, on se fait plaisir sur les activités”. Les hôtels ? 1 à 2 étoiles, propres et bien situés, suffisent largement. À table, la street food est reine : savoureuse, locale, et bien plus abordable que les grandes adresses qui peuvent vite grimper à 80 € pour quatre. Les économies ainsi réalisées financent des expériences mémorables, quelques souvenirs et, avouons-le, une avalanche de glaces au matcha.
Exemple Japon : voiture de location, yen en berne, Fuji en cadeau
Au Japon, ils ont privilégié la location de voiture pour réduire la facture face à des billets de train multiples et parfois onéreux pour quatre. Trois semaines entre Okinawa, Tokyo et une nuit au pied du mont Fuji : les enfants n’ont cessé de poser des questions, émerveillés. La dépréciation du yen face à l’euro a allégé la note. Pour ceux qui rêvent d’Asie autrement, ils recommandent d’explorer des itinéraires combinés, par exemple une boucle Chine–Vietnam, qui peut se planifier sur un rythme familial.
Étude de cas Thaïlande : la magie d’un aéroport malin
En février 2025, un Marseille–Bangkok affichait environ 1100 € avec deux correspondances. En partant de Milan : une seule escale et un billet à environ 450 €. Moins de fatigue, plus de budget disponible pour les excursions, et un stock illimité de glaces à la noix de coco. Petite vigilance toutefois : suivre l’actualité des transports. Une fermeture gouvernementale impactant le transport aérien peut bousculer les correspondances ; garder un œil sur les infos évite des sueurs froides.
Un budget voyage “taillé sur mesure”
Sur une semaine à l’étranger, leur enveloppe peut grimper jusqu’à 6000 € selon la destination et la saison, mais elle est modulable. Les longs séjours réduisent le nombre de départs dans l’année, et la chasse aux bons plans fait une vraie différence. Côté hébergement, surveiller la conjoncture aide : une baisse de la demande hôtelière sur un marché donné peut annoncer de meilleures négociations et des promotions ponctuelles.
Petites ficelles, grands effets
La recette de Nassim et Jihane, c’est un enchaînement de détails qui finissent par peser : choisir le bon aéroport, décaler son départ d’un jour, privilégier des hôtels simples, réserver tôt la voiture, comparer les dates scolaires dans les pays voisins, et s’appuyer sur des outils fiables pour tracer sa route. Même l’inspiration compte : un dossier sur des voyages imaginaires en Espagne peut donner des idées d’activités ludiques à décliner en famille, sans exploser le budget.
Une philosophie de voyage familiale
Leur mantra tient en une ligne : “éduquer par l’émerveillement”. Qu’il s’agisse d’une balade dans un marché de street food, d’un lever de soleil sur le mont Fuji ou d’une escale bien choisie, chaque moment devient une histoire. Et si leurs voyages ont triplé depuis l’arrivée des enfants, ce n’est pas par magie : c’est l’addition de tactiques concrètes, d’une stricte hiérarchie des priorités, et d’une bonne dose d’enthousiasme joyeusement contagieux.