Une vente privée en 2016, un coup de cœur pour la mer… et depuis, Nicolas et Jessica enchaînent les vagues du bonheur. Ce duo de globetrotteurs en version familiale s’offre désormais trois croisières par an, le plaisir d’un hôtel flottant et un nouveau décor chaque matin. Pour chaque périple, leur budget oscille entre 7000 et 8000 euros (hors vols), optimisé en réservant séparément billets d’avion et visites à terre, histoire de voguer grand… sans faire naufrage côté porte-monnaie.
Depuis une promo qui les a embarqués en Guadeloupe en 2016, Nicolas et Jessica ne décrochent plus de la vie en croisière. Trois à quatre périples par an, un budget calibré entre 7000 et 8000 € par circuit quand ils enchaînent les départs, des excursions dénichées eux-mêmes pour payer moitié moins, et une vraie organisation de famille maritime avec leurs deux enfants. Entre Méditerranée, Amérique centrale et prestations premium type Yacht Club, le couple a peaufiné l’art de voyager en « hôtel flottant » sans perdre la boule… sauf quand la mer se fâche et lève des vagues de six mètres.
Leur histoire en mer commence par une chance, ou plutôt une vente privée. Janvier 2016, premier voyage en amoureux : cap sur la Guadeloupe, deux billets d’avion inclus, le tout pour moins de 2000 € à deux. Le déclic est immédiat. Depuis, Nicolas, 38 ans, cadre en informatique à Valence (dans la Drôme), et Jessica, qui travaille dans le marketing, ne conçoivent plus leurs vacances autrement qu’à bord. Hormis 2021, ralentie par le Covid, le tempo reste soutenu : trois à quatre croisières par an, et rien d’autre au calendrier.
Ce rythme s’accompagne d’une mécanique budgétaire bien huilée. Quand ils « en font trois dans l’année », le couple consacre entre 7000 et 8000 € par circuit (hors avion). Et si, à l’époque, une virée aux Caraïbes revenait à moins de 3000 € pour deux, les tarifs ont grimpé : aujourd’hui, plutôt 5000 €. Avec un revenu confortable (environ 9000 € mensuels pour Nicolas), ils se fixent un budget vacances total de 25 000 à 30 000 € par an, taillé pour une vie au rythme des escales et des couchers de soleil sur le pont.
Leur profil de voyageurs illustre d’ailleurs une tendance : les familles qui optimisent dépenses et confort pour multiplier les départs. Pour aller plus loin sur les motivations et attentes de ces adeptes du large, voir le profil des voyageurs de croisière.
Leur secret pour éviter l’addition salée ? D’abord, découper l’année en séjours de dix jours ici ou là, plutôt que de tout cramer en trois semaines d’un bloc. Ensuite, acheter les vols séparément lorsque l’embarquement se fait à l’étranger : c’est souvent moins cher, comme ces Marseille–Miami payés 2800 € à trois. Surtout, Nicolas pilote lui-même les excursions à terre : guides francophones, groupes réduits, thématiques sur mesure… et prix coupés en deux. Là où la compagnie facture 100 € par personne, ils déboursent environ 50 €, et échappent au convoi touristique qui trottine derrière un drapeau. À Miami, ils préfèrent un tour street-art dans Wynwood mené par un expatrié passionné ; sur Roatán au Honduras, ils s’offrent un récit vivant de l’île, loin des clichés vendus au comptoir.
Leur boussole penche vers la Méditerranée pour les escapades courtes et vers l’Amérique centrale pour les bleus renversants et les îles qui font rêver. Pour repérer les escales qui décoiffent, ils piochent volontiers dans des pistes comme ces idées de destinations de croisière, histoire de renouveler le plaisir sans sacrifier le budget.
Cette année, l’arrivée de leur fille Romane a changé la donne : moins de départs… mais un vrai shot de luxe. Direction Miami à l’automne, embarquement sur le World America de MSC Croisières, mastodonte de 215 000 tonnes pouvant accueillir jusqu’à 6700 passagers. Le couple mise sur l’option Yacht Club et une suite présidentielle : espace privatif, majordome, priorités à l’embarquement et au débarquement, restaurant « gastronomique » et repas inclus. Résultat : 9500 € pour trois, hors avion (leur fille de moins de trois ans ne coûte presque rien à bord). Ajoutez 2800 € de vols et le compte est bon pour un séjour assis quelque part entre palace et parc d’attractions sur mer.
Au menu des escales : Costa Maya et Cozumel au Mexique, un passage au large des Bahamas, et l’inusable plaisir d’un « hôtel flottant » d’où l’on explore un pays par jour. Le rapport qualité-plaisir, même si la cuisine n’égale pas un 2-étoiles français, coche suffisamment de cases pour que l’addition paraisse digeste à l’échelle d’un séjour tout compris. Pour ceux que les shows et divertissements à bord intriguent, un coup d’œil aux spectacles à bord des paquebots donne une bonne idée de l’offre, du théâtre aux parades lumineuses.
À bord, leur fils Paul, 6 ans, file au club enfant comme d’autres descendent à la plage : Lego, ateliers créatifs, toboggans aquatiques, parcours d’accrobranche sur les ponts… Pour les parents, c’est l’assurance d’un vrai temps de pause. Mieux, la croisière devient un tour du monde à taille humaine : équipages venus de l’île Maurice, du Salvador et d’ailleurs, visages familiers quand on revient sur le même navire. En 2022, ils ont cumulé 45 jours sur la même coque : à force, on dit bonjour au personnel par son prénom et on se sent « chez soi » en plein océan.
La mer, pourtant, rappelle parfois qui commande. À l’automne 2022, une traversée joue les montagnes russes : vagues à 6 mètres, rafales à 90–100 km/h, tout le monde replié à l’intérieur, et le mal de mer qui gagne la famille. De quoi réviser la trousse santé et les check-lists. Ceux qui veulent prévenir plutôt que guérir pourront picorer ici : santé et prévention en croisière (astuces anti-nausée, hydratation, rythmes de repas, etc.).
Optimiser le budget ne se limite pas aux excursions. Le couple évite l’été, saison où les prix flambent, et préfère partir en intersaison. En juillet-août, ils testent des alternatives plus abordables, type Center Parcs, en attendant de remettre les voiles. Ils jonglent aussi avec quelques variables économiques : la hausse de certaines taxes aux États-Unis, par exemple, peut faire évoluer l’addition côté départs ou escales. Pour comprendre ce qui se trame, zoom sur la hausse de la fiscalité des croisières américaines et ses effets possibles sur les tarifs.
Au fond, leur équation tient à un dosage précis : multiplier les départs sans sacrifier la qualité, choisir des itinéraires qui font vibrer (coucou l’Amérique centrale et ses eaux turquoise), réserver les vols intelligemment, et traquer les bons plans à terre avec des guides francophones qui racontent l’essentiel. Un art de vivre qui transforme chaque « excursion en mer » en souvenir signature, et qui justifie, chez eux, ce ticket de 7000 à 8000 € par circuit quand l’année s’emballe.