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EN BREF
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Bonne nouvelle pour les chasseurs d’aurores : EasyJet relance la ligne Paris-Reykjavík avec des allers simples dès 55 euros, premiers décollages annoncés au printemps 2026.
Mauvaise nouvelle pour les pique-niques au bord des geysers : l’Islande voit débarquer ses tout premiers moustiques, trois intrus repérés au nord de la capitale… Un minuscule bourdonnement qui pourrait bien troubler ce sanctuaire polaire.
Entre bonne affaire aérienne et petite piqûre de rappel écologique, l’actualité islandaise fait le grand écart. D’un côté, EasyJet relance la ligne Paris–Reykjavik avec des billets dès 55 euros l’aller simple à partir du printemps 2026. De l’autre, la féerique Islande voit apparaître ses tout premiers moustiques, signe que même les terres les plus préservées évoluent. Voici ce que cela change pour les voyageurs… et pour la nature.
Bonne nouvelle : EasyJet rouvre ses vols vers l’Islande à partir de 55 euros !
Paris–Reykjavik à prix mini, le retour des grands espaces
La compagnie à l’accent low cost reprend la liaison Paris–Reykjavik au départ de Charles-de-Gaulle dès le printemps 2026. Au programme : deux rotations hebdomadaires, les mardis et samedis, et des tarifs d’appel à 55 euros l’aller simple. De quoi remettre l’Islande à portée d’envie — geysers, glaciers et bars à skyr compris.
Cette relance tombe à pic après la disparition de Play à l’automne dernier, qui avait provisoirement coupé le cordon direct entre la France et l’Islande. Pendant ce temps, Transavia maintient ses vols depuis Orly et Icelandair poursuit ses liaisons plus premium, avec en bonus des correspondances pratiques vers l’Amérique du Nord. Autrement dit, le ciel s’éclaircit pour qui rêve d’aurores boréales et de bains fumants.
Conseils malins pour profiter des prix d’appel
Pour attraper les billets les plus doux : visez les départs hors vacances scolaires, réservez tôt, et surveillez les mardis/samedis qui concentrent les meilleures affaires. L’Islande se savoure toute l’année : été pour les pistes et les longues journées, hiver pour la magie polaire et la chasse aux aurores. Et si vous avez le virus du voyage, prolongez la découverte du Grand Nord en feuilletant cette escapade arctique inspirante : Aventure au Groenland.
Envie d’élargir votre horizon nature à petit prix ? Cap sur les États-Unis version plein air avec ces idées qui sentent la résine et le sentier : les parcs de l’Oregon en camping et randonnée, les cascades et sentiers des Ozarks, ou une virée bayou, musique et marécages en Louisiane. De quoi patienter jusqu’à votre décollage vers Reykjavik.
Mauvaise nouvelle : l’île féerique accueille ses premiers moustiques…
Une première capture qui fait date
Autre info, moins riante : l’Islande, longtemps citée parmi les très rares régions tempérées sans moustiques, vient d’en détecter trois spécimens à une trentaine de kilomètres au nord de Reykjavik. Surprise : ils ont été repérés dans des pièges artisanaux destinés… aux papillons de nuit, des cordelettes imbibées d’un vin sucré suspendues en pleine nature. Une découverte symbolique, mais loin de signifier une invasion immédiate.
Selon les spécialistes, ces intrus auraient voyagé avec le commerce maritime. L’espèce identifiée, Culiseta annulata (le « cousin annelé »), s’adapte particulièrement bien au froid : elle peut hiverner à l’âge adulte dans des abris à l’écart du vent et survivre à des températures largement sous zéro. Un précédent isolé avait été noté par le passé, un moustique d’une autre espèce retrouvé… dans un avion à l’aéroport de Keflavik.
Climat, hasard et prudence : ce que cela implique
Le réchauffement climatique transforme l’Islande plus vite que nombre d’endroits de l’hémisphère nord — selon les observations, jusqu’à quatre fois plus rapidement que la moyenne. Le mois de mai 2025 a d’ailleurs aligné dix jours au-dessus de 20 °C, avec un pic à 26,6 °C. Si ces conditions se répétaient, elles pourraient faciliter l’installation durable des moustiques. Cela dit, leur apparition actuelle ne s’explique pas uniquement par le climat : les transports internationaux jouent, eux aussi, leur partition.
Faut-il s’alarmer ? Pas encore. Trois insectes ne font pas un été — ni une nuisance généralisée. Les voyageurs les plus sensibles peuvent toutefois glisser un répulsif dans la trousse, privilégier des manches longues au crépuscule et choisir des hébergements bien ventilés. Pour varier vos plans sans vous faire piquer, inspirez-vous de ces destinations françaises où les moustiques se font discrets.
Enfin, si vous prévoyez un voyage sur mesure en Islande — bains géothermiques, falaises d’oiseaux, glaciers en technicolor — les agences spécialisées sauront adapter votre itinéraire et vos périodes de voyage afin d’éviter les foules… et, désormais, les rares moustiques qui pointent le bout de leur trompe.