« On me prenait pour un fou » : l’ex-prof de danse crée un gigantesque village vacances à Marmande

EN BREF

  • Création d’un village vacances XXL à Beaupuy (aux portes de Marmande), au bord du lac de Beaupuy.
  • Projet porté par Ameen Bandenavaze, une idée lancée il y a 12 ans.
  • Calendrier : ouverture d’environ 15 chalets en mai 2026, espaces communs en septembre 2026, finalisation à 30 chalets de 70 m² et label 3 étoiles en mai 2028.
  • Équipements prévus : aire de jeux, salle commune, bassin décoratif possiblement baignable, autres aménagements.
  • Emprise de 2 à 5 hectares sur un site boisé avec sentiers ; budget d’environ 1 M€.
  • Stratégie : viser le tourisme professionnel au-delà du court pic estival ; partenariats envisagés avec les entreprises locales.
  • Impact local : mobilisation des artisans locaux, création de 4 à 5 emplois, appuis européens et des collectivités.
  • Contexte : chantier déjà lancé ; pas l’envergure d’un Center Parcs mais levier de développement territorial (avec Activague et une future guinguette au lac).
  • « On m’a pris pour un fou » : le porteur s’appuie sur ses réussites à Casteljaloux et Cocumont.

À deux pas du lac de Beaupuy, aux portes de Marmande, un ancien professeur de danse s’apprête à concrétiser un pari audacieux : ouvrir, dès mai 2026, la première tranche d’un village vacances appelé à s’étendre jusqu’en 2028 avec 30 chalets d’environ 70 m². Porté par Ameen Bandenavaze, ce projet d’envergure, estimé à près d’un million d’euros, mobilise des artisans locaux, vise autant les familles que le tourisme professionnel, et promet la création de 4 à 5 emplois sur une emprise de 2 à 5 hectares, avec, à terme, un label trois étoiles.

Plus modeste qu’un Center Parcs, mais pensé pour irriguer tout un territoire, le Domaine du Lac s’implante dans un écrin de verdure traversé de sentiers, au bord de l’eau. La première étape, attendue juste avant la haute saison, prévoit une quinzaine de chalets opérationnels. À mesure que le chantier avancera, le site se dotera d’une aire de jeux, d’une salle commune conviviale, et d’un bassin décoratif que le porteur de projet ambitionne de rendre baignable. L’objectif est clair : proposer une expérience de séjour plus intime et paysagée que les très grands ensembles, sans renoncer au confort ni à la diversité des usages.

Le positionnement est assumé : un village vacances « à taille humaine », mais capable d’accueillir familles, tribus, télétravailleurs et équipes en déplacement. Pour imaginer ce qu’un séjour en village de loisirs peut offrir aux familles, on peut s’inspirer de ces idées d’évasion en France décrites ici : vacances en famille en village de loisirs.

« On me prenait pour un fou » : un rêve lancé il y a douze ans

Derrière cette aventure, il y a une persévérance de plus d’une décennie. L’idée a germé il y a 12 ans, puis s’est heurtée aux réalités des priorités et des procédures : un hôtel à Casteljaloux à mener à bien, des dossiers à constituer, un permis de construire long à obtenir. « On me prenait pour un fou », confie Ameen Bandenavaze, rappelant que d’autres projets qui suscitaient le scepticisme sont finalement devenus des réussites. Aujourd’hui, le calendrier se précise et les équipes sont à pied d’œuvre.

« On me prenait pour un fou » : un chantier phasé jusqu’en 2028

Le déploiement suivra une progression par étapes. Première marche : une première série d’environ quinze chalets livrés en mai 2026. Deuxième temps : l’ouverture des espaces communs attendue en septembre 2026. Étape finale : la montée en puissance jusqu’à 30 chalets, l’obtention d’un classement trois étoiles et la pleine maturité du site courant mai 2028. Les chalets, autour de 70 m², privilégient l’espace et la lumière, dans un environnement naturel respecté, avec une implantation qui s’étend sur 2 à 5 hectares.

Le projet, évalué à près d’un million d’euros, s’appuie « autant que possible » sur des entreprises locales. Une façon de tenir le cap dans un contexte BTP contraint par des réglementations exigeantes, tout en ancrant les retombées économiques dans le Marmandais.

« On me prenait pour un fou » : une stratégie qui vise le tourisme professionnel

Aux côtés des séjours en famille et des escapades nature, la cible majeure sera le tourisme d’affaires de proximité. Le constat est simple : la pleine saison estivale est courte, parfois un mois à peine. Pour rentabiliser l’outil à l’année, le Domaine du Lac veut séduire les personnes en mission, en formation ou en séminaire autour de Marmande, qui recherchent un hébergement spacieux, calme et bien équipé. À terme, des partenariats avec les entreprises locales sont envisagés, avec des formats souples : nuitées fractionnées, salles de réunion, privatisations partielles. Cette logique rejoint les défis que connaissent de nombreux territoires pour accueillir et animer les temps périscolaires et de loisirs, comme le montrent ces constats dans le Loiret : centres de loisirs et organisation des vacances.

« On me prenait pour un fou » : un domaine pensé pour toutes les saisons

Le site s’articulera autour d’une aire de jeux, d’une salle commune conviviale, d’un bassin décoratif à terme potentiellement baignable, et de promenades au fil des sentiers et des arbres. En toile de fond, le lac de Beaupuy sert de décor et d’espace d’expériences douces : marche, observation, moments en bord d’eau. Si l’horizon est d’abord local, l’ambition est de créer un rythme quatre saisons, à l’image de stations et villages qui savent renouveler l’offre toute l’année, comme ces inspirations autour d’un village savoyard en hiver.

Pour celles et ceux qui aiment alterner entre proximité et horizon lointain, ces idées d’escapades au Maroc rappellent que la complémentarité des destinations nourrit l’envie d’évasion… avant le plaisir de revenir dans un refuge paisible au bord du lac.

« On me prenait pour un fou » : un ancrage local et des synergies sur site

Le Domaine du Lac ne se construit pas en vase clos. L’arrivée récente d’Activague et la future guinguette au bord du lac participent à l’émergence d’un véritable pôle de vie, convivial et dynamique. Cette mise en réseau d’acteurs renforce l’attractivité du site, multiplie les usages et favorise l’emploi local. Le projet bénéficiera d’appuis européens et de l’accompagnement des collectivités locales, signe qu’il répond à un manque identifié et à une vision partagée d’un tourisme mieux réparti dans l’année.

Sur le terrain, les artisans du territoire sont sollicités pour les fondations, les structures bois, les aménagements paysagers, avec un soin particulier pour intégrer les constructions dans le paysage lacustre. L’objectif n’est pas d’imposer un bloc monolithique, mais de faire pousser, chalet par chalet, un petit « village » lisible et chaleureux.

« On me prenait pour un fou » : repères, précautions et débats

Si le projet marmandais avance, il n’ignore pas le contexte national où des villages vacances peuvent susciter réserves et contre-projets, notamment pour des questions paysagères, environnementales ou d’opportunité. Ailleurs, certaines opérations ont été stoppées net, comme le rappelle cette analyse des raisons de l’opposition de l’État à un projet à Tréveneuc. À Beaupuy, la démarche revendique une échelle maîtrisée, une insertion dans le bocage et une montée en charge progressive, autant de garde-fous pour préserver l’esprit du lieu.

« On me prenait pour un fou » : un calendrier au cordeau et des retombées attendues

Le tempo est désormais calé : des chalets prêts pour mai 2026, afin de capter la reprise des séjours juste avant l’été ; des espaces communs en septembre 2026 pour accueillir séminaires et rencontres d’arrière-saison ; l’achèvement à 30 chalets d’ici mai 2028. Au-delà des 4 à 5 emplois directs, ce sont les retombées dans la restauration, les services, l’artisanat et l’événementiel qui sont attendues à l’échelle de Marmande et des communes voisines.

Pour les familles, l’offre promet des hébergements spacieux, une nature accessible, et des équipements adaptés aux enfants, à l’image des modèles qui font leurs preuves dans l’Hexagone, comme on le voit à travers ces retours d’expérience : séjours en villages de loisirs. Pour les professionnels, elle ouvre une alternative aux hôtels urbains : un cadre apaisé, du volume, et des espaces de convivialité propices aux échanges.

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