L’employeur peut-il obliger ses employés à travailler pendant les jours fériés ?

EN BREF

  • Les jours fériés chômés sont fixés par accord (entreprise/établissement ou branche) ; à défaut, décision unilatérale de l’employeur.
  • L’employeur peut faire travailler un salarié un jour férié hors 1er mai, selon l’organisation définie.
  • Si le jour férié est chômé, aucune perte de salaire pour les salariés ayant au moins 3 mois d’ancienneté (y compris saisonniers) ; hors travailleurs à domicile, intermittents et intérimaires.
  • Le travail un jour férié peut donner une majoration si prévue par convention/accord collectif.
  • Le 1er mai est obligatoirement chômé et rémunéré (indemnité équivalente versée par l’employeur).
  • Exceptions le 1er mai pour les services à continuité indispensable (ex. hôpitaux, transports) : le travail ce jour-là est payé double (salaire + indemnité égale).

Les règles applicables aux jours fériés en entreprise mêlent dispositions du Code du travail, accords collectifs et usages. En pratique, l’employeur peut, dans de nombreux cas, demander le travail les jours fériés — à l’exception du 1er mai, obligatoirement chômé et payé, sauf nécessité de continuité du service. La rémunération varie selon qu’il s’agit d’un jour férié non travaillé (maintien de salaire sous conditions d’ancienneté) ou travaillé (éventuelles majorations prévues par la convention collective). Voici un panorama opérationnel pour comprendre vos droits et organiser au mieux l’activité et vos congés.

Hors 1er mai, le Code du travail n’interdit pas le travail un jour férié. Dès lors, si un accord d’entreprise ou d’établissement — ou, à défaut, un accord de branche — le prévoit, l’employeur peut organiser l’activité durant ces journées. En l’absence d’accord, l’entreprise peut fixer les jours fériés chômés ou travaillés par décision unilatérale, dans le respect des règles applicables (durées du travail, repos, sécurité, information des salariés).

Concrètement, sauf stipulation contraire dans un accord ou particularité liée à la nature des fonctions, un salarié ne dispose pas d’un droit général au refus de travailler un jour férié (hors 1er mai). Les modalités précises découlent de l’organisation du travail arrêtée par l’employeur et des conventions collectives applicables.

Comment l’entreprise détermine-t-elle les jours fériés chômés ?

La liste des jours fériés chômés et les règles associées sont en priorité fixées par un accord d’entreprise ou d’établissement. À défaut, on se réfère à l’accord de branche ou à la convention collective. En l’absence de tout accord, l’employeur peut définir unilatéralement les jours fériés chômés et les conditions de travail attachées, sous réserve d’en informer les équipes et d’appliquer de façon homogène et loyale ces décisions.

Cette architecture permet d’adapter le rythme de l’entreprise aux contraintes de son activité (pics saisonniers, fermetures techniques, continuité de service) tout en cadrant les droits des salariés.

Jours fériés non travaillés : maintien de salaire et ancienneté

Lorsqu’un jour férié est chômé dans l’entreprise, l’absence d’activité ne doit pas entraîner de perte de rémunération pour les salariés ayant au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement. Cette garantie s’applique également aux saisonniers.

En revanche, cette règle de maintien ne concerne pas les travailleurs à domicile, les intermittents et les intérimaires. Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou à la performance bénéficient du même principe de maintien lorsque le jour férié est chômé, sous réserve des conditions d’ancienneté et des dispositions conventionnelles.

Travailler un jour férié (hors 1er mai) : contreparties et rémunération

Un jour férié travaillé n’emporte pas automatiquement une majoration de salaire prévue par la loi. Les hausses de rémunération, repos compensateurs, primes ou aménagements d’horaires résultent d’un accord collectif (entreprise, établissement, branche) ou d’un usage d’entreprise. Il est donc essentiel de vérifier votre convention collective et les accords en vigueur pour connaître les contreparties applicables.

À défaut d’accord prévoyant une majoration, la rémunération du salarié demeure celle applicable à une journée habituelle, dans le respect des règles relatives aux heures supplémentaires, aux repos et à la santé au travail.

Le 1er mai : un jour à part, chômé et payé

Le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé pour la plupart des entreprises. Il ne peut pas conduire à une diminution de salaire, y compris pour les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement : ils perçoivent une indemnité équivalente au salaire qu’ils auraient touché s’ils avaient travaillé, versée par l’employeur.

Exception importante : lorsque la continuité du service est indispensable (par exemple dans les hôpitaux ou les transports), le travail le 1er mai est possible. Dans ce cas, la règle est claire : le salarié perçoit son salaire habituel et une indemnité complémentaire d’un montant égal, soit un doublement de la rémunération pour cette journée.

Établissements et services soumis à la continuité d’activité

Certains secteurs, pour des raisons de service public ou de sécurité des personnes et des biens, organisent le travail les jours fériés : soins hospitaliers, transport, intervention d’urgence, hébergement, énergie, etc. Les équipes sont alors planifiées en conséquence, avec des compensations définies par les accords applicables.

Se déplacer et s’informer en cas de service minimum

En milieu urbain, il est utile de vérifier l’offre de transport, notamment à Paris et en Île-de-France. Pour préparer vos trajets durant les jours fériés, consultez les sites et informations sur les bus RATP à Paris afin d’anticiper les fréquences réduites ou les itinéraires adaptés.

Bonnes pratiques pour les employeurs et les salariés

Du côté de l’employeur, formaliser les règles dans un accord d’entreprise et un calendrier partagé facilite l’organisation (planning, astreintes, fermetures, compensations). Une communication claire en amont des jours fériés renforce la prévisibilité et la cohésion des équipes.

Pour les salariés, il est recommandé de vérifier les conventions collectives, notes de service et accords applicables, afin de connaître précisément les contreparties (maintien de salaire, repos, primes) et les modalités de planification du travail les jours fériés.

Planifier ses congés et week-ends prolongés autour des jours fériés

Optimiser ses congés autour des jours fériés suppose d’identifier les meilleures combinaisons de ponts et week-ends prolongés. Pour bâtir votre stratégie de repos et concilier obligations professionnelles et personnelles, vous pouvez vous appuyer sur ce guide pour optimiser vos jours de congé en 2025.

Si vous envisagez une escapade au printemps, explorez des destinations adaptées aux ponts de mai grâce à ces idées de destinations en mai 2025. Vous pouvez également tirer parti des particularités du calendrier en identifiant la zone scolaire la plus favorisée en 2025, utile pour coordonner vos dates de départ avec celles de votre entourage.

Ne pas oublier le calendrier scolaire

Pour les familles, le calendrier scolaire demeure un repère essentiel. Anticiper les périodes de vacances et de cours aide à aligner congés payés et jours fériés. Consultez le calendrier scolaire 2025-2026 pour planifier vos déplacements et vos réservations en conséquence.

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