Au sud de Salerne, le Cilento se dévoile comme un secret bien gardé: un ruban de côte aux criques translucides, un arrière-pays de montagnes sculptées et de villages oubliés qui semblent suspendus dans le temps. Entre les colonnes antiques de Paestum et les sentiers de randonnée filant jusqu’à la Basilicate, on croise des bufflonnes placides dont le lait devient une mozzarella di bufala de légende, parfois récoltée en musique. Plus loin, à Bosco, hameau de San Giovanni a Piro blotti au pied du mont Bulgheria, l’Italie se fait confidentielle: parfums de maquis, éclat des temples grecs, tables simples et lumineuses où la cuisine locale, héritée de l’Antiquité, a des accents d’élixir de jeunesse.
Au sud de Salerne, le Cilento déplie une mosaïque de criques translucides, de montagnes calcaires et de villages oubliés, où l’Antiquité côtoie les plaisirs de la table. Entre les temples grecs de Paestum, les sentiers de randonnée jusqu’à la Basilicate et une cuisine campanienne élevée au rang d’élixir de jouvence, cette terre discrète offre une évasion intacte, rythmée par la vie des bufflonnes, la douceur des aubes et le murmure de la mer Tyrrhénienne.
Criques ensoleillées du Cilento
Face à la côte tapageuse voisine, le littoral du Cilento se dévoile en contrechamp intimiste: une succession de baies secrètes, de grottes marines et de plages ourlées de pinèdes, baignées d’une mer limpide. Ici, on s’éloigne des foules de la côte amalfitaine sans renoncer aux délices de la Méditerranée — un contraste qui donne envie de jeter un œil aux délices de la côte amalfitaine, tout en choisissant la quiétude cilentane pour poser sa serviette.
Eaux cristallines et villages de pêcheurs
De Palinuro à Marina di Camerota, des anses dorées s’abritent derrière des falaises criblées de grottes. Acciaroli, avec ses barques et son tempo de village, distille un charme d’autrefois. Au large, l’eau turquoise appelle la palme; à terre, les ruelles où sèchent les filets guident vers des trattorie où grillent les poissons du jour. Pour préparer votre échappée, laissez-vous tenter par cet itinéraire inspirant pour explorer le Cilento, échappatoire naturelle à la renommée côte amalfitaine.
Itinéraires côtiers à pied et à vélo
Les falaises calcaires et les corniches panoramiques forment un terrain de jeu pour la marche et le vélo. Du sentier des tours sarrasines aux pistes qui serpentent entre oliveraies et maquis, la vue file vers les îlots. La région trace sa voie pour 2025 avec des circuits de randonnée et de cyclisme pittoresques, parfaits pour voyager léger et respirer grand.
Montagnes majestueuses du Cilento
Derrière le littoral, un arrière-pays de karst et de forêts s’élève, sillonné de torrents et de crêtes au relief puissant. À quelques kilomètres des colonnes de Paestum, les monts Sottano et Soprano se découpent dans les teintes laiteuses de l’aube. Sur les sentiers du Parc national du Cilento, la nature nourrit le regard autant que les mollets.
Bosco et le mont Bulgheria
Au pied du mont Bulgheria, le hameau de Bosco (commune de San Giovanni a Piro) sommeille entre châtaigneraies et murets en pierre sèche. On grimpe par des lacets embaumés de thym, puis l’horizon s’ouvre: la mer au loin, les pentes sculptées de terrasses, le soleil qui accroche les falaises. Ici, les cloches rythment le jour et les bancs de pierre font office de belvédères.
Villages oubliés et arrière-pays
Les bourgs perchés gardent la mémoire des anciens chemins muletiers: portes voûtées, escaliers patinés, fontaines bavardes. L’hiver, la montagne se fait confidentielle; au printemps, la lumière soyeuse enveloppe les prairies. Le Cilento cultive ce luxe discret: le temps retrouvé.
Délices culinaires du Cilento
Repaire historique d’une cuisine méditerranéenne généreuse, le Cilento nourrit l’âme autant que le corps. Entre huile d’olive parfumée, tomates ensoleillées, figues et anchois, la table locale incarne l’esprit d’un régime réputé salutaire. Non loin de Naples, on redécouvre ce trésor caché qui a façonné le régime méditerranéen, où la simplicité rime avec excellence.
Mozzarella de bufflonne, un art vivant
Dans les pâturages de la ferme San Salvatore, les bufflonnes s’ébrouent avant la traite. La musique de Mozart berce l’étable; le lait, d’une blancheur de porcelaine, file aussitôt vers l’atelier où des mains expertes façonnent une mozzarella de bufflonne d’exception. Introduit il y a des siècles par des influences venues d’Orient, le buffle s’est mué en emblème de la Campanie gourmande.
La table, entre mer et maquis
Assiettes de caciocavallo, pain au levain, herbes du maquis, légumes de saison et anchois pêchés au filet menaica: chaque bouchée raconte un paysage. Dans les trattorie, le verre s’emplisse d’un rouge franc, les pâtes se marient aux fruits de mer et les figues de Cilento ferment le bal, encore tièdes du soleil.
Évasion méconnue en Italie
Entre la Basilicate et la mer Tyrrhénienne, le Cilento s’affirme comme une alternative sereine aux itinéraires surmédiatisés. On y pratique l’art du ralentissement, on parle avec les mains, on s’attarde sur une place après la sieste. Pour préparer une escapade sur mesure, voici une piste à suivre pour explorer le Cilento sans presser le pas.
Entre temples grecs et mémoire antique
À Paestum, les colonnades doriques dressent leur gravité lumineuse au milieu des herbes folles. Le temple de Neptune, édifié au Ve siècle avant notre ère par des colons sybarites, inspire depuis des siècles artistes et voyageurs: au XVIIIe siècle, des graveurs immortalisèrent même des troupeaux paisibles tournant autour des colonnes, comme pour rappeler la fraternité ancienne entre bêtes, hommes et pierre.
Accès et saisons
Depuis Salerne ou Naples, on rejoint facilement la région en train puis en bus ou en voiture. Le printemps et l’automne offrent des lumières dorées, des sentiers calmes et des eaux encore tièdes; l’hiver, la montagne s’écoute; l’été, on se lève tôt pour la mer et l’on déjeune à l’ombre des oliviers, le sel encore sur la peau.